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Le nouveau ravageur est une véritable énigme

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Ghedjati Mohamed, 63 ans, représentant des fellahs de Sehira, localité phœnicicole de la commune de Lioua, située à 35 km au sud-ouest de Biskra, donne son avis sur ce nouveau fléau qui touche les palmiers de Biskra.

- Quand ce phénomène de l’affaissement des palmes s’est-il déclaré ?

Nous avons observé les premiers symptômes il y a environ 3 ans. Des palmiers se dégarnissaient inexplicablement de leur houppe végétale. Nous avons cru que c’était des cas isolés, mais ce phénomène a pris de l’ampleur et de plus en plus de fellahs se sont mis à se plaindre de la fragilité touchant les palmes qui s’arrachaient et s’effritaient dès qu’on les touchait.


- Le dépérissement des palmes influe-t-il sur la quantité et la qualité des dattes produites ?

Il faut savoir que les grimpeurs s’agrippent aux palmes pour arriver en haut du stipe. Les palmes sont aussi un rempart contre les intempéries et les agressions des insectes et des oiseaux et puis surtout quand les spathes sont fécondés et que les premières dattes apparaissent, le régime est solidement lié à la partie inférieure d’une palme qui le soutiendra jusqu’à la récolte. S’il n’y a pas de palmes, les dattes seront de très mauvaise qualité et 90% de la production sera perdue.


- Quelle est l’ampleur des dégâts selon vos estimations ?

Des milliers de palmiers sont touchés à travers toute la région des Zibans-Ouest. Pas une commune phœnicicole n’est épargnée. Même des fellahs de Ouled Djellal et de Doucen signalent la propagation de ce mal qui provoque la chute des palmes et quelques années plus tard la mort du palmier.
Je pense que cela va être pire que le boufaroua et le bayoud, des parasites que nous avons presque réussi à éradiquer avec l’aide financière et le soutien technique de l’Etat.  


- Quelle a été votre réaction face à ce nouveau phénomène ?

Nous avons suivi toutes les pistes pour tenter de comprendre ce qui arrivait aux palmiers, sans toutefois élucider cette énigme. Nous avons alors demandé l’aide des techniciens agricoles des instituts spécialisés, et il semble que le responsable de cette catastrophe soit un ver invisible à l’œil nu, que personne n’a détecté auparavant, qui prolifère au cœur du palmier.
Nous n’avons rien pu faire pour arrêter ce fléau mettant en danger notre économie et nos exploitations agricoles. A cette occasion, nous lançons un véritable cri de détresse, car le mal semble profond et nous sommes impuissants.  


- Quelle aide vous ont apportée les techniciens agricoles et les spécialistes de la lutte phytosanitaire pour contrer ce désastre qui se dessine ?

Ils nous ont rassurés en faisant des prélèvements à plusieurs endroits dans les palmeraies contaminées et ils ont promis que dans un délai de 3 mois, ils reviendront avec des solutions pour éradiquer ce ver qui détruit insidieusement nos palmeraies. Je dois remercier les techniciens de l’INPV de Feliache et ceux de la direction des services agricoles de Biskra, dont le sérieux et la célérité pour intervenir ont été à la mesure de notre inquiétude grandissante. J’espère seulement que nous aurons des réponses avant la montée des inflorescences mâles et femelles, sinon ce sera trop tard et la prochaine récolte sera des plus médiocres.  

Hafedh Moussaoui

fléau

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