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Le long de la transsaharienne, la route du développement

Djelfa, une des villes des hauts plateaux, la porte du Sud. Djelfa, une des places fortes sur lesquelles repose la stratégie de développement du pays sur le long terme

Emprunter la RN°1, la Transsaharienne, d’Alger jusqu’à Tamenghest en passant par les hauts plateaux, en un périple de plus de 4.000 kilomètres, c’est apprécier d’abord les différentes facettes qu’offrent les richesses naturelles du pays ou, du froid et de la neige sur les hauteurs de Blida et de Médéa on passe allègrement à un autre climat qui baigne de son soleil des immensités désertiques faites de dunes de sable, de plateaux de pierres, de montagnes effritées nées des entrailles de la terre, vomies par cette même terre des millions d’années auparavant en des éruptions volcaniques qui ont refaçonné toute une vie et toute une région jadis prospère sur le plan de la vie sous toutes ses formes, fixées pour la postérité sur les fresques par les artistes de ce temps-là. Ce long périple que nous avons effectué à l’invitation de nos amis de la protection civile pour un voyage d’étude au sein de leurs différentes structures nous a permis, également, d’appréhender l’effort, le gigantesque effort qu’accomplit, quotidiennement, l’Etat dans sa marche de développement et de rééquilibrage entre les différentes régions du pays pour améliorer les conditions de vie des citoyens, désenclaver des agglomérations longtemps isolées ou des structures d’éducation, de santé ont été implantées pour offrir les mêmes avantages et les mêmes chances pour les enfants d’Algérie qui y vivent.

Bouguezzoul, la ville de la nouvelle Algérie

Djelfa, une des villes des hauts plateaux, la porte du Sud. Djelfa, une des places fortes sur lesquelles repose la stratégie de développement du pays sur le long terme. Dès l’entrée, à cheval, presque, entre les wilayas de Médéa, M’Sila et Djelfa, le grand lac de Bouguezzoul. C’est là que prend naissance la nouvelle ville éponyme. Les Coréens de l’entreprise Daewoo terrassent les assiettes de terrains. Les différents réseaux de voiries sont mis en place. Un mégaprojet qui va transfigurer la région, la peupler et assoire cet équilibre vital pour toute action de développement appelée à s’installer dans la durée. Plus de 2.500 emplois sont prévus pour cette première étape. Le plateau sur lequel la nouvelle ville s’installera est immense. Bouguezzoul sera une des méga pôles de cette nouvelle Algérie qui se construit un pôle d’excellence et d’avenir à la mesure des grandes ambitions tracées.

Wilaya de plus d’un million d’habitants, Djelfa l’agro-pastoral dispose de plus de 4 millions de têtes d’ovins, plus du quart du cheptel national, mais, paradoxalement, recense beaucoup de poches de pauvreté et d’analphabétisme. Un taux qui dépassait les 50 %, ramené à 34 % l’année écoulée, touchant principalement l’élément féminin et qui s’est répercuté sur le niveau scolaire d’où, le peu reluisant palmarès plaçant la wilaya au bas de l’échelle des résultats. Une situation prise en main de la part du premier responsable du secteur de l’éducation pour y remédier. Pratiquement chaque commune dispose de son CEM et de son lycée.

Région au froid rigoureux, Djelfa peut s’enorgueillir d’avoir le taux de pénétration de gaz naturel le plus élevé, dépassant de loin le taux national, soit 79 %. Avant 2005, souligne M. Touhami Ahmed Hamou, wali de Djelfa, seules trois communes étaient reliées au réseau de gaz, à la fin du présent trimestre de l’année en cours ; ce seront au total 31 communes sur les 36 que compte la wilaya qui le seront avec les travaux en cours concernant 5 communes. Le reste des communes, éloignées par rapport au réseau, elles seront alimentées en gaz propane. En matière de logement, ce sont près de 8.000 logements qui sont en construction pour éradiquer l’habitat précaire estimé à 11.147 selon un recensement établi. Sur le plan santé de grands efforts ont été accomplis, en plus des centres de santé de proximité, la wilaya dispose de 4 polycliniques, 4 autres en cours de réalisation, de 4 hôpitaux dont celui ophtalmologique rétrocédé par le partenaire cubain, un complexe mère-enfant, une annexe de l’Institut Pasteur, un centre pour les toxicomanes et deux structures UMC au niveau du chef-lieu et de l’agglomération de Ouessera.

La légende du lion

La RN n°1 s’enfonce vers le Sud. Ghardaïa la pentapole du M’Zab apparaît dans toute sa splendeur, baignée de soleil, l’ocre des monts qui la cernent se marie avec le vert de ses palmeraies offrant un contraste saisissant.

Ghardaïa, c’est le douloureux souvenir de cette véritable tragédie, cette catastrophe naturelle qui a endeuillée nombre de famille en ce premier jour de l’Aïd El Adha de l’année 2008 avec le véritable déluge qui a gonflé l’oued M’Zab emportant dans sa furie tout ce qui se trouvait dans son lit. Pour Hadj Saïd Hamou, plus connu de par son savoir-faire en matière d’élagage et de traitement des palmiers sous le nom de Cheikh En-Nakhil, et membre du Conseil de l’eau, « Nass El Ma », « C’est le lion apprivoisé par nos ancêtres qui s’est libéré car nous n’avons pas su le retenir, le dompter ». Ce lion, c’est l’eau. Une métaphore utilisée par Cheikh Mohamed Benhadj Abi El Kacim Benyahia, dit Hadj Hamou qui au 16e siècle en repérant les lieux a jeté son dévolu sur les monticules et les monts loin des berges et du lit de l’oued pour l’installation des premières tribus venues. 40 années de « Touiza », de travail collectif, raconte Hadj Said Hamou, ont permis de canaliser l’eau jusqu’à la « Ghaba », l’oasis ou les premiers palmiers ont été plantés et qui permettait aux habitants d’en tirer leur subsistance. Cheikh Hadj Hamou alors déclara « Je vous ai ramené le lion, il est maintenant apprivoisé ». En un ingénieux système, l’eau est distribué de façon équitable entre les parties est, sud et ouest de la palmeraies. Des arrêtoirs en forme de peigne facilitent le passage de l’eau débarrassée des branchages et autres détritus. S’engouffrant dans des tunnels creusés, elle se déverse dans les passages de la palmeraie, les habitations ayant une deuxième sortie pour éviter aux occupants de patauger dans les flots. C’est un noyau de dattes qui sert de base de calcul pour le débit de l’eau et le volume à attribuer à chaque jardin. Le noyau est utilisé pour calculer au centimètre près l’ouverture d’une sorte d’écluse, en pierre taillée, posée à la verticale et par laquelle l’eau s’engouffre. Aucune contestation, chaque riverain a la quantité d’eau nécessaire, selon le nombre de ses palmiers, la surface de son jardin.

Avec « Rihlat essaif oua Rihlat echita », le déplacement de l’été et celui de l’hiver, les habitants passaient les torrides étés au niveau de la palmeraie ou le micro climat offre une fraîcheur naturelle incomparable. A l’approche de l’hiver, c’est le retour vers les habitations principales, sur les hauteurs. Avec le temps, la démographie galopante, la sauvage urbanisation rampante qui a grignoté partout, surfé sur les berges pour se positionner, se « bétonner » carrément sur le lit de l’oued, les enseignements et les directives des anciens ont été oubliés, la mémoire collective occultée, pas l’eau lui qui, dit-on, à une mémoire. Le « lion » s’est déchaîné, rugissant d’affluent en affluent, grossissant à chaque fois les flots, il a retrouvé son chemin, réoccupé son lit si longtemps abandonné. «L’eau a atteint une hauteur de 18 mètres pour une largeur en amont de 1.500 mètres», relève encore impressionné ce membre du Conseil de l’eau lequel conseil, compte plus de 70 membres entre jeunes et octogénaires. Ces membres installés partout activent le système d’alerte ancestral, scrutant le moindre nuage, la moindre goutte d’eau qui tombe. « En quarante ans, les membres du Conseil de l’eau n’avaient jamais assisté à pareil crue ». Le goulot d’étranglement sur le lit de l’oued a provoqué le fatal reflux.

Ghardaïa, c’est aussi ce grand défi relevé par l’Etat. Les séquelles de ces inondations sont effacées. Elles ont commencé à l’être dès le début. En un temps record, deux mois à peine, près de 3.000 chalets sont implantés avec des centres de vie équipée de toutes les commodités socio culturelles, 3.000 aides à la reconstruction ont été accordées et près de 13.000 habitants ont bénéficié d’une autre aide pour la réhabilitation de leur habitations. Le mois de mars prochain, nous a déclaré Mr Boulatika Ali, secrétaire général de la wilaya de Ghardaïa, les 2.000 logements sociaux accordés sur décision du Président de la République seront tous achevés et les sinistrés relogés. 42 kilomètres sur les 45 prévus pour la protection des berges de l’Oued M’Zab ont été terminés.

On reprend la route. La RN n°1 s’offre à nous. Passé Hassi-Lefhel, le paysage change. Les immensités désertiques sont « attaquées ». Au fur et à mesure que nous nous approchons d’El-Ménéa, des cercles verts surgissent en plein désert. Les grands pivots circulaires arrosent. Plus loin c’est carrément de nouvelles oasis qui apparaissent. Le travail de l’homme et le gigantesque effort de l’Etat en termes de financement du développement agricole et de la mise en valeur ont réalisé de véritables miracles. On rêve d’une Mitidja et d’une vallée du Sersou réunies. Un rêve à la portée de l’effort, de l’effort seulement. Un véritable grenier pour l’Afrique et l’Europe réunis au regard de ce qui reste à faire, à parfaire, à valoriser. La notion de l’après-pétrole se traduit ici. Dans les faits. Si à 120 kilomètres d’El-Ménéa, les premières dunes, les premières grandes dunes de sable apparaissent, d’autres périmètres mis en valeur apparaissent aussi. C’est que l’eau est ici presque à fleur de sol. Des périmètres immenses qui n’en finissent pas, ceints par des arbres brise-vent.

 Et celle de Fatma Ben El-Khass

Au détour d’un virage, apparaît en contre-bas, nichée au fond d’une vallée la ville, l’oasis d’El-Ménéa. Une oasis sur laquelle veille, encore debout son K’Sar. Une citadelle érigée selon les historiens entre le 9e et le 10e siècle. Fondée par une tribu zénète, elle s’appelait « Taourirt ». En 1662, Ibn-Khaldoun la visita. Il rapporte qu’elle était habitée par des commerçants berbères et arabes. Une véritable citadelle en ce qu’elle offre comme rempart contre tous risques. Implantée sur une montagne, elle dispose d’un puit et de hauts et solides remparts. Au sommet une grande terrasse et un chemin de ronde qui permet de surveiller les alentours à des kilomètres à la ronde. Une mosquée et des habitations, des pièces creusées à même le roc. C’est une tribu « Châamba », les « Madhi » qui a occupé le K’Sar et la région entre 1550 et 1650. Le corps expéditionnaire colonial y prend possession en 1873.

La légende parle de « Fatma Bent El-Khass ». Attaqués par des Touaregs, les habitants se réfugient dans la citadelle. L’état de siège dure des mois et des mois. L’eau et les vivres sont rationnés. Le siège n’est pas levé. L’issue fatale et dramatique s’avérait inéluctable. Fatma Bent El-Khass eut une idée de génie née de cet instinct de protection maternelle. Elle décida de donner toute la provision de grains à une chèvre qui se gava pour la circonstance. Elle demanda aux femmes de laver le linge avec le peu d’eau qui restait et de l’étendre ostensiblement sur la terrasse. Elle lâcha ensuite la chèvre qui dévala la pente. Egorgée, la chèvre révéla une panse bien remplie et en regardant le linge étendu, les assaillants se sont rendus à l’évidence que les assiégés ont encore suffisamment d’eau et de nourriture pour tenir encore longtemps. Ils décidèrent alors de lever le siège et de repartir.

 

In Salah-Tamanrasset, le titanesque projet hydraulique

La route reprend. La RN n°1 se défile, infiniment rares sont les véhicules légers croisés, seuls les camions et les 4X4 sont présents. Un véritable tapis noir qui se déroule encore et encore, du plat à l’infini. Des ânes sauvages apparaissent gambadant en groupe. Des dromadaires aussi, ça et là, grignotant les feuilles épinées des rares arbres. La route se détériore à quelques 150 kilomètres de In Salah. Des crevasses en plein milieu de la chaussée. Un véritable danger pour ceux qui l’empruntent pour la première fois. In El Hadjadj offre un spectacle époustouflant au détour d’un virage, un véritable balcon qui offre un panorama sur les gorges et les monts environnants.

A 40 kilomètres de In Salah les premiers tuyaux. Des conduites en acier d’un diamètre de 700 à 1.400 millimètres entreposées le long de la route des conduites soudées les unes aux autres, attendant d’être enfouies dans l’interminable tranchée ouverte parallèlement à la route. C’est le méga projet de transfert des eaux, l’alimentation de la ville de Tamanrasset à partir d’In Salah. 1.258 kilomètres de conduites répartis en 214 kilomètres en écoulement gravitaire et 1.044 kilomètres (deux fois 522 kilomètres ) en refoulement indique la fiche technique du projet, un projet qualifié ici de projet du siècle au regard des titanesques travaux entrepris et de l’importance de cette eau qui va étancher la soif de la capitale du Hoggar et booster son développement davantage. Au nord, à 70 kilomètres de In Salah, le champ de captage et de collecte de l’eau sur le plateau de Tadmait à partir de la nappe albienne. 24 forages d’une profondeur de 600 mètres linéaires, un réseau de 100 kilomètres de réseau pour la collecte de ces eaux et un premier réservoir dit de tête d’une capacité de 50.000m3, constituent les premiers travaux et les premiers équipements du projet. Plus en aval, ce sont six stations de pompages qui sont prévus et à l’arrivée, au niveau de la ville de Tamanrasset c’est une station de déminéralisation d’une capacité de 100.0000 m3 qui recevra le précieux liquide via un réservoir d’arrivée de 50.000 m3, un centre de contrôle est également prévu. Les besoins en eau de la ville de Tamanrasset et de ses environs, notamment les agglomérations situées le long du transfert sont estimés à 90.000 m3 à l’horizon 2050 pour une population de 340.000 habitants et une dotation journalière de 265 litres jour par habitant. Prévu pour ce premier semestre de l’année en cours, la réception finale du projet connaissant actuellement un taux d’avancement de plus de 70 %, sera différée vers la fin de l’année au regard des nombreuses contraintes d’ordre technique qui sont apparues sur le tracé. Des contraintes que nous avons pu constater plus loin dans la région d’Arak. La configuration du terrain occupé de part et d’autre par des montagnes rocheuses a nécessité l’utilisation de brise-roche et le détournement du tracé original pour le passage des conduites.

In Ecker ou cet autre «bienfait» du colonialisme

In Salah. Le coin le plus chaud d’Algérie et d’ailleurs. En été le thermomètre dépasse allègrement les 50 degrés. Dès neuf heures du matin, les gens se barricadent chez eux pour n’en ressortir qu’à la tombée de la nuit pour profiter de l’exceptionnelle fraîcheur qu’elle offre. In Salah qui a bénéficié d’une nouvelle centrale électrique ne souffre plus des coupures du passé. La climatisation est partout. Une piscine semi-olympique nouvellement construite est toujours fermée au grand dam des jeunes et des moins jeunes. Le problème de sa gestion et de l’affectation de spécialistes en natation n’a pas encore été résolu.

Les gorges d’Arak. Impressionnantes. Des colonnes de montagnes érodées par l’usure du temps et la force des vents, d’autres complètement effondrées, plus loin une immense muraille de pierre, dentelée avec ses pics aux hauteurs diverses. Les roches volcaniques n’ont pu résister aux énormes différences de température, des roches clastiques jonchent le sol. Quand l’oued Arak est en crue, la route est coupée. Parfois jusqu’à une quinzaine de jours. Des troupeaux de chèvres. Une unité de la protection civile, une brigade de gendarmerie, des bases de vie pour les entreprises travaillant dans les lieux et un café restaurant. Quelques quarante familles y vivent, leurs habitations dans le lit même de l’oued.

La route continue, le paysage lunaire s’étend. Les passages d’oued sont bétonnés pour éviter que les crues ne les emportent. A 200 kilomètres de Tamanrasset, In Ecker. C’est là, dans le massif granitique de Taourirt Tan Affela le 1er mai 1962, dans les entrailles de cette imposante montagne calcinée par le soleil que le colonialisme français a effectué après Reggane, un autre essai nucléaire. Un essai raté en ce sens que de souterraine l’explosion a fait pour ainsi dire sauter le bouchon de béton, se déployant dans les airs en un nuage noir de plus de 2.600 mètres d’altitude, à l’origine d’une radio activité détectée à des dizaines de kilomètres à la ronde. Tout a été brûlé à la ronde. Tout sauf le scorpion. Jusqu’à nos jours soulignent les riverains, des bébés naissent avec des difformités…

Tam : une métamorphose en attendant l’eau

Tamanrasset, la capitale du Hoggar. La Tamenghest, s’est considérablement agrandie, étendant son urbanisme typique. La ville aux 22 nationalités et aux 48 wilayas comme on se plaît ici à le souligner pour parler de cette effervescence et de cette vitalité qui la caractérise. Véritable carrefour d’échanges de pratiquement toute l’Afrique subsaharienne, Tamanrasset a connu un développement appréciable et attend pour une grande fête, une grande « ouâda », l’arrivée dans ses robinets de l’eau de In Salah. Actuellement, l’approvisionnement se fait par citernage, une moyenne inférieure à 70 litres jour par habitant. De 2005 à 2009, la wilaya a bénéficié de 2.103 actions de développement tous secteurs confondus ce qui a nécessité la mobilisation d’une enveloppe de près de 83 milliards de dinars. En matière d’habitat, la wilaya a bénéficié de 4.538 logements, un centre universitaire de 2.000 places pédagogiques et une résidence universitaire de 1.000 lits. La toute dernière réalisation est celle de la centrale électrique diesel inaugurée en ce mois de janvier par le ministre de l’Energie et des Mines. Un projet qui entre dans le cadre de la restructuration du réseau électrique de la wilaya pour un coût de 2,7 milliards de dinars. Sur ce plan, Tamanrasset enregistre un taux d’électrification de 97 % et, signalons que huit villages sont alimentés en énergie solaire. Sur le plan tourisme, ce magnifique village que s’est offert l’Agence nationale d’animation et de loisirs de jeunes. Au pied de «l’édenté» le mont Adrien se trouve cette structure. Des appartements et des chambres ainsi que des huttes. Le tout offrant une capacité d’hébergement de 300 lits pour des prix défiant toute concurrence, de 1.100 à 5.000 dinars la nuitée soit, 500 dinars le lit. A 80 kilomètres au sud de Tamenghest, l’incontournable massif de l’Assekrem, là où les plus beaux levers et surtout les plus beaux couchers de soleil sont offerts aux yeux émerveillés des touristes. Quelque 12.000 touristes y viennent annuellement. A dos de chameaux, en une randonnée pédestre ou à bord des inusables 4X4. « Un pays froid ou le soleil chauffe » a écrit le père Charles de Foucauld, religieux catholique français qui s’y était installé en 1911 après avoir quitté l’armée pour se consacrer à sa dévotion et à l’élaboration d’un dictionnaire français touareg de plus de 3.000 mots et recueillant 6.000 vers de poésie et dont l’ermitage reste jusqu’à nos jours un lieu de pèlerinage, situé à 2.780 mètres d’altitude. Le mouflon se fait discret, chassé par l’homme. Le « moula- moula », par contre l’oiseau de bon augure au poitrail blanc est omniprésent.

A. M. A.

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