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Amazigh

Les épices fraîches des oasis de Biskra donnent du piquant aux plats de Yennayer

BISKRA - La fête de Yennayer est indissociable, à Biskra et dans sa région, de ces exquises senteurs d’épices abondamment cultivées dans les oasis et appréciées dans les plats traditionnels servis à l’occasion du nouvel An amazigh.

Que ce soit dans la partie saharienne du sud de la wilaya, ou dans les vieilles localités montagneuses du versant sud des Aarton29242-f8db1.jpgurès, les voeux de la nouvelle année amazighe, appelée également Ennayer ou Yennar dans les Ziban, commence par l’offrande du "cherchem" ou "irchemen", un plat composé simplement de grains de blé bouillis, excellent pour prévenir les affections pulmonaires en période de froid, et symbolisant de toute évidence, la fertilité et l’abondance.

Selon Abdelmadjid Bessam, président de l’Office du tourisme de la commune de Djemora, il est de tradition, en ville comme dans les campagnes, d’accueillir le mois de Yennar par des travaux de chaulage de la maison et même de nettoyage et d’embellissement de tout le quartier, pour saluer le renouvellement du cycle annuel. Les femmes rurales se débarrassent impérativement, à cette occasion, des trois pierres de l’âtre sur lesquelles est posé le chaudron.

De même qu’elles prennent soin de renouveler la vaisselle usagée, et de se procurer un balai neuf, qui n’a pas servi, pour commencer l’année nouvelle. pendant ce temps, toute la maisonnée est réorganisée de fond en comble pour que chaque objet familier, chaque meuble ou ustensile domestique, soit remplacé ou remis en l’état pour l’accueil de l’année qui commence.

Il apparaît, ici, que Yennar est, par excellence, une fête qui participe des rites agraires anciens, car les fellahs, dans la région des Ziban, le célèbrent en revisitant chaque outil, chaque instrument de culture. Il n’est pas rare d’ailleurs que les familles se rendent ensemble dans les champs pour fêter le premier jour de Yennar. L’on s’adonne alors à des jeux et à des chants au milieu des joyeux piaillements des tout-petits.

Le soir c’est la ripaille. Toute la famille se retrouve de nouveau autour d’une table garnie de plats fumants spécialement concoctés pour la circonstance et d’où des effluves subtils s’exhalent des épices fraîches. S’ensuit une veillée animée par les anciens qui racontent avec emphase les histoires du passé, ou mettent à l’épreuve le savoir des plus jeunes, en puisant dans un riche répertoire de devinettes et de contes du terroir.

 

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